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24h/24h, 7 jours sur 7 des sapeurs-pompiers sont à votre écoute pour vous secourir. Un appel peu sauver une vie ! 




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La proximité des secours : une exigence vitale


Dans le Sud, une petite ville de 5000 habitants. Entourée de forêts sensibles au feu dès avril, comprenant plusieurs terrains de camping archi-bondés en juillet-août, située à proximité d'un tronçon d'autoroute ultra-fréquenté, son coquet centre de secours dispose d'un fourgon-pompe tonne, d'un camion-citerne feux de forêt et d'une ambulance. Autrement dit, un « poste avancé » indispensable, entre deux villes éloignées de 40 kilomètres de part et d'autre. 60 sapeurs-pompiers,  souvent aujourd'hui, un infirmier, perpétuel tour de force, il y en toujours au moins sept d'entre eux sur le territoire de la commune. Leur réaction sera immédiate au premier « bip ». En voiture, à deux-roues, ou simplement, pour les plus proches, en courant, ils rappliqueront au centre de secours. Le temps encore de s'équiper, et en cinq minutes toujours trop longues ! , ils fonceront, avertisseur deux-tons et gyrophare en action, vers là où ça brûle, là où ça fait mal, là où ça menace.


Toutes les 7 secondes ! Le chiffre est là, qui ressort des statistiques officielles. Incontournable, comme l'on dit. En France, dans les 60 minutes qui viennent , 490 fois les sapeurs pompiers auront répondu à un appel au secours. On les aura alertés parce qu'« il y a le feu », redoutable menace de toujours contre les personnes et les biens...

Alertés parce qu'une nuisance aux allures de pollution, méchante dérive de notre monde industrialisé, s'en prend à l'environnement...

Alertés parce que des inondations envahissent nombre de villages et de villes, ou qu'une tempête jette à bas arbres, toitures et lignes électriques. Alertés parce que  bien plus souvent un accident vient de se produire, allant parfois jusqu'à induire de nombreux blessés sur la route, sur un chantier, dans un stade, ou tout simplement au coin de la rue, voire à domicile (absurdes accidents domestiques, en augmentation !)...

Alertés aussi parce que quelqu'un qui la minute d'avant n'allait pas mal se retrouve terrassé par un malaise cardiaque...

 

Pour éteindre un feu :
1 seconde = 1 verre d’eau
1 minute = 1 seau d’eau
10 minutes = 1 canadair
...et pour secourir une victime ?

 

Résultat : en 2015 quelques 4 453 300 interventions des pompiers, dont 3 692 700 secours d'urgence aux personnes (incluant les accidents de circulation). Une fois sur dix, c'est d'emblée la vie qui s'affiche en péril ! Alors, le drame a une exigence : la rapidité des secours, tout comme leur efficacité.

Il n'y a pas mieux répartis dans l'ensemble du pays, mieux accordés aux réalités locales, plus rapides pour réagir au « bip-bip » de leur appareil d'appel sélectif ou au soudain hurlement d'une sirène municipale, plus obstinés à la tâche... que les sapeurs-pompiers, ces généralistes du risque.

C'est pourquoi, côté urgence santé, même si c'est le 15 qui a été appelé, il y a gros à parier que les premiers intervenants à accourir sur les lieux du drame jailliront de « camions rouges ». 

Une équipe
-- vive la proximité ! -- d'hommes (et/ou de femmes) habitués de la première ligne sur tous les mauvais coups du sort ou de la folie humaine. C'est qu'il s'agit alors de parer au plus pressé ; d'établir un « bilan » fiable de l'état de la (des) victime(s); d'assurer les premiers gestes salvateurs, à l'aide d'un matériel adapté. Puis, sans perte de temps inutile, de transporter le ou les blessés vers l'hôpital de rattachement. D'autant qu'il est possible de compter, à la suite des premiers intervenants secouristes, sur une montée en puissance de moyens et de compétences en fonction de la gravité de l'état des victimes, grâce aux infirmiers(ères) et médecins urgentistes sapeurs-pompiers. C'est la « réponse graduée ».

Or, c'est dans la proximité de moyens de secours que réside ce miracle permanent. Cette assurance pour chaque citoyen, pour chaque voyageur étranger en transit, au coeur d'une grande ville, bien sûr, mais aussi jusqu'au dernier des écarts d'un village perdu, qu'il n'appellera pas au secours en vain. De quoi risquer une paraphrase d'un vers du Chant des partisans : « Humain, si tu tombes, des humains sortent de l'ombre pour te tendre la main. ».

 

246 900 hommes dans 7015 centres
=
Proximité
=
Rapidité et Connaissance du terrain local
=
Efficacité

 

Explosion des interventions

  •  1948 : 1 intervention toutes les 6 minutes
  • 1992 : 1 intervention toutes les 11 secondes (3 099 532)
  • 2006 : 1 intervention toutes les 8,2 secondes (3 827 300) et 18 958 100 appels traités aux n° 18 et 112.
  • 2014 : 1 intervention toutes les 7.3 secondes (4.294.400 ) et 20 390 700 d'appels avec 59% au 18 et 41% d'appels au 112.

Les causes :

augmentation et vieillissement de la population, urbanisation, augmentation de l'activité industrielle, de la circulation, accroissement des risques technologiques, changements climatiques, augmentation de la demande de sécurité et d'assistance, désengagement de la médecine de soins...

Répartition par domaine d'intervention (moyenne nationale) :
 

  • Secours à victime : 75 %
  • Opérations diverses : 5 %
  • Incendies : 5 %
  • Accidents de circulation : 5 %
  • Protection des biens : 7 %
  • Aides à personnes : 3 %

Couverture territoriale :

 

  • 1992 : 4,46 sapeurs-pompiers pour 1 000 habitants
  • 1993 : 10 300 centres d'incendie et de secours
  • 2006 : 3,89 sapeurs-pompiers pour 1 000 habitants
  • 2006 : 8 099 centres d'incendie et de secours
  • 2014: 7015 centres d'incendies et de secours 

 Aujourd'hui, il y a 96 Services départementaux d'incendie et de secours (établissements publics financés par les Conseils généraux et les communes, présidés par le Président du Conseil général ou son représentant).

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